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Le journal d'un prisonnier - partie 2

| 0 commentaires. Réagissez ! | dimanche 23 novembre 2025
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CHAPITRE 2 - L'ARCHIPEL DU GOULAG
 
 
Alexandre Soljenyitsine est-il le Nicolas Sarkozy russe où  suis-je un Soljenyitsine français? Quoi qu'il en soit nous partageons le point commun d'être des prisonniers politiques et de vivre dans des conditions de détention qui mériteraient d'être évoquées à la Cour Européenne des droits de l'Homme.
Je n'ai pour lit qu'une simple paillasse, à la couverture trouée par les mites et les punaises de lit, bien sûr, les murs sont froids et humides, l'eau suinte tellement que les rats se noient dans les flaques d'eau. Encore pourrais-je les manger, mais non, des araignées grosses comme l'égo de Jean-Luc Mélenchon les dévorent avant que je puisse me jeter dessus. Car mes forces s'amenuisent au fur et à mesure du temps, dont j'ai perdu la notion, le soleil m'étant interdit dans ce cloaque où je gis.
 
 Je me nourris de quelques yaourts par ci, par là que mon voisin de cellule, l'abbé Balkany me transmet grâce à une pierre que nous avons retirée du mur. L'air froid me glace les os, la cellule n'a pas de fenêtre, je vis à température ambiante. La nuit , chaque nuit, est celle de tous les dangers, des cris, stridents, me parviennent jusqu'à mes oreilles, des hurlements de loups affamés auxquels je serai sûrement livré un jour, ce sera toujours plus doux que d'être jeté en pâture à la justice de mon pays. 
D'autres cris, plus violents encore, provenant d'autres cellules, poussés par ce que la gauche appelle des "chances pour la France" et que moi j'appelais "racailles" issues du 9-3 (département qui est le fonds de commerce et la caution "peuple" de Jordan Bardella), ils profèrent des menaces à propos du chat femelle de mon épouse qu'ils souhaitent voir fortement dilaté, des tutos pour m'expliquer qu'ils me feraient prochainement un lavement avec un nettoyeur haute pression de marque allemande. 
Voilà ce qu'est devenu mon pays où l’insécurité est plus prégnante dans les banlieues que dans cette prison, je suis traqué, vilipendé, menacé, affamé. Et l'hygiène, parlons-en, je n'ai pas pris une douche depuis mon incarcération, je sens les boutons pousser sous mon épiderme, sont-ce des puces, des punaises, des tiques ou l'idée que la gauche pourrait prochainement siéger à Matignon? Trop de pensées tempêtent sous mon crâne.

Officiellement, je ne suis pas considéré comme étant mis à l'isolement mais je ressasse sans arrêt à cette pensée; qu'est devenue Carlita? A-t-elle refait sa vie? Chante-elle sous mes fenêtres tous les soirs? Vend-elle son corps pour subvenir aux besoins du foyer? Je ne le saurais peut-être jamais. 

 Quelle indignité!


Le journal d'un prisonnier - partie 1

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CHAPITRE 1
- CRUCIFIXION- 
 
 
Je comprends maintenant ce qu'ont vécu Jules César, Jésus Christ et tant d'autres; poignardé, trahi par ceux que l'on aimait, que l'on défendait. Moi c'est la France qui m'a abattu. Une France gangrénée par le gauchisme, les juges rouges, des LFIstes indécrottables. Être cloué au pilori après porté son pays au sommet, cruel destin que je partage avec Napoléon. L'injustice, le harcèlement judiciaire, je suis un martyr, "Sarko Akbar", voilà ce que j'ai envie de crier depuis ma cellule. 
 Cette France a qui j'ai tout donné et qui vient de tout me reprendre. Si ce n'était que moi, cela irait, je suis résilient, je fréquente Rachida Dati depuis 25 ans, autant dire que j'ai le cuir solide. Mais dans cette obscurité et ce froid pénétrant à peine atténué par une immonde couverture écossaise, je pense à ma femme, intermittente du spectacle, elle ne ramène pas une paye régulière dans notre foyer, les fins de mois sont difficiles et à mes enfants, une jeune fille encore mineure et Louis qui hurle son désespoir et mon innocence dans le peu de médias qui consentent à donner parole à la vérité. 
 
Où sont mes grands VRP de TF1? Le Lay, Mougeotte, Villeneuve, Pernaut où êtes-vous? Qu'est devenue notre chaîne aimée de tous les français qui s'est démarquée par son objectivité éditoriale? Un refuge de macronistes en rupture de maroquin, un Gilles Bouleau qui s'acharne sur ce pauvre Eric Zemmour, qui enfonce cette brave Madame Le Pen dès qu'il le peut, mais va donc sur France Inter espèce de Guillaume Meurice version Shein! 
 
 Pascal Praud reviens! La France est devenue folle. Oui, à l'heure où j'écris ces lignes, je grave sur la pierre froide de ma cellule avec un silex que je cache dans une pierre descellée de peur de me la faire voler par les gardes, cerbères des juges téléguidés par mes ennemis, juges, avocats, ou encore cette grande enflure de Villepin qui a traîné mon nom dans la boue de la justice. Je me perds en digressions, tiraillé que je suis par la faim, la captivité commence  me rendre fou, je pense à mon cher foyer, ma Carlita, ma Guilietta, vivant dans la peur de l'huissier, du pain trop cher pour leurs maigres bourses, que vont-elles devenir? Voilà où en est aujourd'hui mon pays, quand j'ai rencontré Nelson Mandela j'avais ressenti quelque chose dans son regard, quelque chose que l'on ne trouve que dans celui qui a connu l'enfer carcéral, les brimades, les privations.
 
Quelle indignité! 

 

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